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lundi 30 mars 2015

La défense hollandaise


La défense hollandaise est une ouverture au jeu d'échecs très risquée pour les noirs s'ils ne connaissent pas bien la théorie. Elle peut se révéler une excellente réponse à 1. d4 et se caractérise par le coup ...f5 joué (au premier coup ou plus tard, par exemple après 1...e6) en réponse à 1. d4.
C'est une défense déroutante qui par effet miroir rappelle la défense sicilienne. Mentionnée dans un traité anonyme édité à Paris en 1775, elle a fait l'objet en 1789 d'une analyse systématique de la part du théoricien hollandais Elias Stein (1748-1812). Elle acquiert une renommée internationale grâce à Saint-Amant qui l'utilise pour vaincre son rival anglais Walker en 1836. Elle subit une période de disgrâce à la charnière des années 1900, coïncidant avec le règne de Steinitz. Elle est réhabilitée à partir des années 1920 dans l'esprit des idées hypermodernes, notamment par Alekhine et Tartakover. Mikhaïl Botvinnik l'a pratiquée avec grand succès.
Elle est constituée par trois grandes lignes :
  • la variante Stonewall (« mur de pierres » en anglais) avec ...e6 et ...d5
  • la ligne classique avec ...e6 et ...d6
  • la variante Leningrad avec ...g6 et ...Fg7

jeudi 25 décembre 2014

Le championnat du monde d'échecs

Le championnat du monde d’échecs est une épreuve destinée à déterminer le champion du monde du jeu d’échecs. Ce championnat existe depuis 1886.
Tout d’abord de façon informelle, des matchs sont organisés entre les joueurs les plus renommés. On en trouve déjà trace à la cour d’Hârûn ar-Rachîd à Bagdad au 9ème siècle. Après sa victoire contre Zukertort en 1886, Steinitz est reconnu comme le premier « champion du monde ». Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le championnat du monde opposait dans un match le champion du monde en titre et un adversaire choisi librement par lui. À la mort d’Alekhine, en 1946, la Fédération internationale des échecs (FIDE) prend en main l’organisation du championnat du monde en désignant les cinq participants au championnat du monde de 1948 qui est remporté par Mikhaïl Botvinnik.
Depuis 1950, à l'exception des championnats organisés par la FIDE de 1999 à 2006 et du championnat « classique » de 2000, les championnats du monde sont précédés d'un « tournoi des candidats » qui désigne le ou les adversaires qui affronteront le champion du monde en titre. De 1993 à 2005, à la suite de la décision de Kasparov et Short de jouer leur match hors de la FIDE, deux cycles de « championnats du monde » ont été organisés en parallèle par la FIDE et par Kasparov, puis par son successeur, Kramnik, jusqu’en 2005.
Après la réunification des deux titres qui eut lieu en 2006, les championnats du monde ont été remportés par l'Indien Viswanathan Anand en 2007, 2008, 2010 et 2012. En novembre 2013, le Norvégien Magnus Carlsen devient l'actuel champion du monde après avoir battu le champion en titre Viswanathan Anand à Chennai en Inde. Carlsen a conservé son titre face à Anand en novembre 2014 sur la marque de 6,5 à 4,5 après onze parties. Il affrontera le vainqueur du tournoi des candidats qui sera disputé en 2016.

Les championnats du monde du 20ème siècle 1/2

A partir des liens ci-dessous le lecteur pourra consulter sur Chessgames toutes les parties qui ont été disputées dans le cadre des championnats du monde au cours de la première partie du 20ème siècle. Pour les rencontres intervenues sur la seconde partie du 20ème siècle et les autres siècles cliquer sur le liens championnat du monde d'échecs.

lundi 22 décembre 2014

La Perle de Zandvoort

La Perle de Zandvoort est une célèbre partie d'échecs jouée le 3 décembre 1935 à Zandvoort aux Pays-Bas lors du championnat du monde d'échecs 1935 entre le challenger Max Euwe et le champion du monde Alexandre Alekhine.
On la considère comme la meilleure réalisation d'Euwe au cours de ce match qui lui valut de remporter le titre à la surprise générale. Le joueur néerlandais sacrifia au 21e coup une pièce en l'échange de trois forts pions centraux. L'appellation de « Perle de Zandvoort » est due au grand maître Xavier Tartacover qui suivait la compétition comme journaliste.
Avant cette 26e partie, le score était de 13-12 en faveur d'Euwe qui, grâce à cette victoire, put porter son avance à deux points. Les quatre parties qui restaient ne permirent pas à Alekhine d'égaliser. Euwe gagna finalement par 15,5-14,5.

détail de la partie
 1.d4 e6 2.c4 f5 3.g3 Fb4+ 4.Fd2 Fe7 5.Fg2 Cf6 6.Cc3 O-O 7.Cf3 Ce4 8.O-O b6 (Diagramme) 9.Dc2 Fb7 10.Ce5 Cxc3 11.Fxc3 Fxg2 12.Rxg2 Dc8 13.d5 d6 14.Cd3 e5 15.Rh1 c6 16.Db3 Rh8 17.f4 e4 18.Cb4 c5 19.Cc2 Cd7 20.Ce3 Ff6 21.Cxf5 Fxc3 22.Cxd6 Db8 23.Cxe4 Ff6 24.Cd2 g5 25.e4 gxf4 26.gxf4 Fd4 27.e5 De8 28.e6 Tg8 29.Cf3 Dg6 30.Tg1 Fxg1 31.Txg1 Df6 32.Cg5 Tg7 33.exd7 Txd7 34.De3 Te7 35.Ce6 Tf8 36.De5 Dxe5 37.fxe5 Tf5 38.Te1 h6 39.Cd8 Tf2 40.e6 Td2 41.Cc6 Te8 42.e7 b5 43.Cd8 Rg7 44.Cb7 Rf6 45.Te6+ Rg5 46.Cd6 Txe7 47.Ce4+ 1-0

Voir le PGN de la partie sur Chessgames